Les 6 erreurs naturelles du journaliste durant l’interview
01 – le journaliste n’écoute pas la réponse de l’interviewé et focalise toute son attention sur la prochaine question qu’il va lui poser !
02 – le journaliste multiplie les tics de langage qui reviennent régulièrement à la fin des réponses (« D’accord » ou « Très bien ») ou en début des questions (« Alors… » ou « Bon… ») !
03 – le journaliste casse le rythme en refusant de s’imprégner de l’atmosphère de l’interview : il ne laisse pas parler son interlocuteur qui a besoin de pauses (blancs) pour s’exprimer !
04 – le journaliste ne contrôle plus son interview car celui qui répond aux questions à progressivement pris le dessus, référence aux interviews longs et donc ennuyeux !
05 – le journaliste s’est laissé surprendre par le timing. Plus, on s’approchera de la fin de l’interview, plus il sera dans l’obligation de couper la parole pour terminer dans les temps !
06 – le journaliste est trop présent : introduction ou conclusion trop longues, questions sans fin… Il est également manipulateur dans ces questions qui incluent une partie de la réponse qu’il souhaite entendre !
02 – le journaliste multiplie les tics de langage qui reviennent régulièrement à la fin des réponses (« D’accord » ou « Très bien ») ou en début des questions (« Alors… » ou « Bon… ») !
03 – le journaliste casse le rythme en refusant de s’imprégner de l’atmosphère de l’interview : il ne laisse pas parler son interlocuteur qui a besoin de pauses (blancs) pour s’exprimer !
04 – le journaliste ne contrôle plus son interview car celui qui répond aux questions à progressivement pris le dessus, référence aux interviews longs et donc ennuyeux !
05 – le journaliste s’est laissé surprendre par le timing. Plus, on s’approchera de la fin de l’interview, plus il sera dans l’obligation de couper la parole pour terminer dans les temps !
06 – le journaliste est trop présent : introduction ou conclusion trop longues, questions sans fin… Il est également manipulateur dans ces questions qui incluent une partie de la réponse qu’il souhaite entendre !
Identifiez-vous à vos auditeurs !
Plus vous vous identifierez à vos auditeurs durant une interview, plus vous parviendrez à les tenir en haleine et à les passionner par la discussion. Ne vous laissez pas absorber en donnant l’impression à votre auditoire qu’il s’agit simplement d’une interview « ping-pong » entre deux seules personnes ! On oublie systématiquement la troisième : l’auditeur ! Le principe de l’interview repose avant tout sur une notion de partage et d’apport de connaissances ou de sensibilités. Si vous parvenez à lui donner une consistance et une consonance, son contenu sera accessible au plus grand nombre et sera partagé plus aisément.
Pour se mettre dans la peau de ses auditeurs, il est nécessaire de bien les connaître car si les modes ou les tendances sont les mêmes dans un pays, elles ne sont pas ressenties de la même façon à l’intérieur des régions ou dans les villes… Il y a des territoires, comme la Corse ou la Bretagne, où la notion identitaire fait partie intégrante de la cible. D’autres où celle-ci est moins palpable ! Une star nationale au micro d’une radio bretonne ou corse devra aussi s’exprimer sur le territoire qui l’accueille : « Nos auditeurs voudraient savoir qu’elle image vous avez de notre région ? », « Connaissiez-vous notre région avant de venir aux studios ? ».
L’identification à la cible permet d’apporter une vraie plus-value à vos échanges et la richesse de vos contenus. Il ne faut pas hésiter à dresser le profil de votre auditoire à la personne que vous interrogerez afin qu’elle s’en imprègne avant l’ouverture du micro. Cela lui permettra de mieux offrir des angles originaux qui feront mouche auprès des auditeurs !
Pour se mettre dans la peau de ses auditeurs, il est nécessaire de bien les connaître car si les modes ou les tendances sont les mêmes dans un pays, elles ne sont pas ressenties de la même façon à l’intérieur des régions ou dans les villes… Il y a des territoires, comme la Corse ou la Bretagne, où la notion identitaire fait partie intégrante de la cible. D’autres où celle-ci est moins palpable ! Une star nationale au micro d’une radio bretonne ou corse devra aussi s’exprimer sur le territoire qui l’accueille : « Nos auditeurs voudraient savoir qu’elle image vous avez de notre région ? », « Connaissiez-vous notre région avant de venir aux studios ? ».
L’identification à la cible permet d’apporter une vraie plus-value à vos échanges et la richesse de vos contenus. Il ne faut pas hésiter à dresser le profil de votre auditoire à la personne que vous interrogerez afin qu’elle s’en imprègne avant l’ouverture du micro. Cela lui permettra de mieux offrir des angles originaux qui feront mouche auprès des auditeurs !
La bonne question au bon moment !
Ne vous êtes-vous jamais dit en écoutant une interview à la radio : « Mais pourquoi le journaliste ne pose t-il maintenant cette question ? » Il s’agit d’un réflexe consécutif à une écoute attentive car le sujet traité vous intéresse et vous êtes parvenu à « entrer » dans l’interview. Du coup, au fil des minutes, vous devenez un auditeur de plus en plus exigeant ! Ces réflexes naturels sont avant tout des revendications légitimes car il y a fort à parier que si cette pensée vous a traversé l’esprit en tant qu’auditeur, vous n’êtes malheureusement pas le seul dans ce cas là !
Poser les questions au bon moment s’improvise toujours. C’est d’ailleurs une des rares actions qui s’improvisent devant un micro ! En effet, qui peut honnêtement penser que vous poserez cette question à tel moment de l’interview ou celle-ci au bout de la troisième minute ? Tout dépend de ce que l’interviewé a envie de vous dire !
Sans le vouloir le plus souvent, l’interviewé vous tend des perches. Il faut savoir les saisir pour « rebondir » aussitôt sur l’indice qu’il vous a donné. L’indice est parfois visuel (un rictus particulier qui se lit brièvement sur son visage), une hésitation dans son débit ou encore un élément donné dans une réponse.
Prenons l’exemple d’un politique qui vous répondrez : « Je me présenterai aux élections législatives et peut-être même à d’autres si cela s’avère être nécessaire ». Et le journaliste de poursuivre : « Nous allons maintenant aborder le volet économique de vos actions ! ». Sérieux ? Vous êtes certains ne pas avoir manqué une perche qu’il vous a tendue ? La seconde partie de sa phrase en deviendrait même plus importante que la première : « … et peut-être même à d’autres si cela s’avère être nécessaire ».
Pour ma part, je lui aurai par exemple demandé : « Devons-nous comprendre que vous espérez aussi être élu le maire d’une ville ? ». Cette question n’était initialement pas prévue mais vous êtes parvenu à saisir une opportunité ! A capter un indice, donner volontairement ou non, par celui que vous êtes en train d’interroger ! Vous avez posé la bonne question au bon moment.
Poser les questions au bon moment s’improvise toujours. C’est d’ailleurs une des rares actions qui s’improvisent devant un micro ! En effet, qui peut honnêtement penser que vous poserez cette question à tel moment de l’interview ou celle-ci au bout de la troisième minute ? Tout dépend de ce que l’interviewé a envie de vous dire !
Sans le vouloir le plus souvent, l’interviewé vous tend des perches. Il faut savoir les saisir pour « rebondir » aussitôt sur l’indice qu’il vous a donné. L’indice est parfois visuel (un rictus particulier qui se lit brièvement sur son visage), une hésitation dans son débit ou encore un élément donné dans une réponse.
Prenons l’exemple d’un politique qui vous répondrez : « Je me présenterai aux élections législatives et peut-être même à d’autres si cela s’avère être nécessaire ». Et le journaliste de poursuivre : « Nous allons maintenant aborder le volet économique de vos actions ! ». Sérieux ? Vous êtes certains ne pas avoir manqué une perche qu’il vous a tendue ? La seconde partie de sa phrase en deviendrait même plus importante que la première : « … et peut-être même à d’autres si cela s’avère être nécessaire ».
Pour ma part, je lui aurai par exemple demandé : « Devons-nous comprendre que vous espérez aussi être élu le maire d’une ville ? ». Cette question n’était initialement pas prévue mais vous êtes parvenu à saisir une opportunité ! A capter un indice, donner volontairement ou non, par celui que vous êtes en train d’interroger ! Vous avez posé la bonne question au bon moment.
Mentions obligatoires !
Avant la pause musicale ou publicitaire, on donne envie à l’auditeur : « … notre invité nous dira dans quelques instants ce qu’il pense des résultats de l’élection ! »
Après chaque pause, on redonnera le nom de sa station, celui de l’invité et le thème de l’interview afin d’informer l’auditeur qui vient d’arriver !
On alterne les lancements des questions en les identifiant à l’invité : « En tant que Député, comment… », « Nicolas Martin, que pensez-vous de… »…
Tout au long de l’interview, on fera la différence entre « laisser parler » et « laisser répondre ». Cette différence est fondamentale et coûte chère en terme d’audience !
En particulier durant un enregistrement, on respecte systématiquement les courts temps de réflexion de l’interviewé pouvant déboucher sur des réflexions inattendues de sa part.
Après chaque pause, on redonnera le nom de sa station, celui de l’invité et le thème de l’interview afin d’informer l’auditeur qui vient d’arriver !
On alterne les lancements des questions en les identifiant à l’invité : « En tant que Député, comment… », « Nicolas Martin, que pensez-vous de… »…
Tout au long de l’interview, on fera la différence entre « laisser parler » et « laisser répondre ». Cette différence est fondamentale et coûte chère en terme d’audience !
En particulier durant un enregistrement, on respecte systématiquement les courts temps de réflexion de l’interviewé pouvant déboucher sur des réflexions inattendues de sa part.
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